C’est parfaitement à dessein que je ne vous en parle qu’au tout début de ce mois de janvier 2022.

En effet, la phobie de Noël et du 31 décembre et déjà suffisamment difficile à vivre pour ceux qui en souffrent? Mais maintenant que tout est relégué à l’année prochaine, pourquoi ne pas profiter de faire le point et d’émettre quelques réflexions à ce sujet? On peut vivre la veille de Noël, Noël ainsi que le 31 décembre ou le 1er janvier d’une manière décalée lorsqu’on fête son anniversaire à ces dates. Tout comme l’on peut aussi détester le jour de son anniversaire sans savoir pourquoi exactement.

Période de Noël… un pur fantasme?

Presse people, radio, télévision, grand écran au cinéma et même les moultes réseaux sociaux ont tendance à véhiculer une image que j’appellerais plutôt « fantasmée » des fêtes de fin d’année. Selon ces médias, les familles sont parfaitement heureuses, véritablement unies et vivent dans l’amour inconditionnel. Bien qu’étant une chansonnette de printemps, « Y a d’la joie » de Charles Trenet (ô combien oublié) semble être le thème principal, à Noël comme au réveillon.

 Y a d’la joie! Vraiment?

Pourtant force est de constater que dans la vie ordinaire (et non fantasmée), Noël et Nouvel An sont une période difficile à traverser. Et encore n’est-ce qu’un doux euphémisme. Que faire lorsque son conjoint est décédé précisément à Noël? Voilà bien un événement tragique qui a terni une fête censée être heureuse. Et si l’on est pratiquement en fin de droit au chômage ou confronté à des difficultés financières quasi insurmontables à ce moment? Que l’on a été largué(e) le jour de Noël? Qu’il y a de telles tensions familiales qu’elles génèrent de terribles gastro-entérites? On a alors au moins 3-4 selles très liquides ou semi-liquides par jour ou du moins des selles beaucoup plus abondantes et plus fréquentes que d’habitude. Ajoutées aux crampes abdominales, nausées et vomissements, on aura compris en décodage biologique que le conflit qui plane est de ne pas être compris(e) du tout dans sa famille. Voulez-vous une image? Ben, c’est le morceau qui ne passe pas. On n’arrive pas à avaler la couleuvre. Tout comme une cystite peut s’exprimer lorsqu’on a été exclu(e) d’une fête familiale ou, précisément d’une veillée de Noël pour un motif apparemment fallacieux. Inutile alors de dire ce que ce décalage entre ce que ces fêtes devraient être idéalement et ce qu’elles sont véritablement, générera presque immanquablement une souffrance. Une souffrance tout au moins psychologique, sinon souvent tout autant émotionnelle.

Une phobie?

Ne riez pas. La phobie de Noël existe réellement. En psychiatrie, on l’appelle natalophobie, littéralement la phobie de Noël! Cette phobie s’assimile à une peur irrationnelle et incontrôlable des fêtes de fin d’année et surtout de leurs symboles (chants de Noël, sapin de Noël et ses décorations, messe ou culte de minuit, etc.). « Je n’aime vraiment pas Noël », m’a dit Jean-Luc, un de mes amis, « et c’est presque une tare que l’on me reproche chaque année».

Souvenir, souvenir

Cette fois, ce n’est pas Charles Trenet, mais le regretté Johnny Halliday qui nous mettra la puce à l’oreille. Les souvenirs remontent du reste souvent à l’enfance. Frustration de l’enfant né à Noël ou le 1er janvier qui, trop fréquemment est privé de son véritable anniversaire. Ses cadeaux d’anniversaire sont ses cadeaux de Noël ou ses étrennes ou vice-versa. Robert, un autre de mes amis me racontait qu’il se souvenait du jour de Noël, alors qu’il avait 8 ou 9 ans, d’un véritable et hargneux règlement de compte entre sa maman et de son propre père (donc, son grand-père à lui) et que depuis cette année-là, il n’avait plus été apte à apprécier les fêtes de fin d’année.  C’est ce jour-là qu’enfant, il avait ressenti que les sentiments familiaux n’étaient pas toujours bienveillants. Un terrible secret de famille sans nul doute inacceptable pour ses jeunes oreilles avait été brutalement révélé. Il en  ressentira de vives émotions encore des dizaines d’années plus tard.

Un autre de mes amis a mis plus de soixante ans à réaliser pourquoi il n’aimait pas célébrer son anniversaire. Grâce au travail de kinésiologie et au décodage biologique, il a pris conscience que c’est le jour d’anniversaire de ses 14 ans que sa mère a été hospitalisée d’urgence, victime d’un cancer du côlon. Elle est décédée deux semaines plus tard sans avoir pu rentrer au foyer, ni leur faire des adieux.

Conclusion : Juste après la période des fêtes, il est encore temps de réaliser que ce ne serait pas si mal d’apprendre à s’accepter comme l’on est. La période des fêtes peut ainsi s’avérer une véritable opportunité de mettre un nom sur nos émotions, d’identifier l’événement-racine et de consoler ou d’apaiser l’enfant intérieur blessé. Hypnose, reprogrammation des mémoires cellulaires, kinésiologie figurent au nombre des approches naturelles qui peuvent nous y aider.